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Stephane K
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Établissement scolaire de Blonay-St-Légier: Cyber-risques et gestion de l’intime (03.02.2025)
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Ce podcast audio a été généré avec NoteBookLM de Google, en se basant sur les slides de la conférence.

Ce podcast audio explore le thème complexe de l’éducation à la sexualité à l’ère numérique, en soulignant d’emblée la nature délicate de ce sujet, où il est essentiel de naviguer entre les informations fiables et les fausses nouvelles, ainsi qu’entre les opportunités et les risques du monde en ligne.

Un des points important abordé est l’importance des compétences psychosociales (CPS) pour se protéger en ligne, notamment en matière de sexualité. L’exemple de la pensée critique est mis en avant pour analyser les messages rencontrés sur les plateformes comme TikTok et vérifier les sources. L’affirmation de soi est également présentée comme essentielle pour dire non et fixer ses limites face à la pression du groupe ou à des propositions inappropriées. De même, la communication est soulignée comme base de relations saines, qu’elles soient virtuelles ou non, permettant d’exprimer ses besoins et ses limites.

Le podcast se penche ensuite sur l’impact des réseaux sociaux sur l’éducation à la sexualité, reconnaissant qu’ils sont à la fois un terrain de jeu et un champ de mines. Bien qu’ils puissent briser les tabous et partager des informations, ils sont aussi une source de désinformation, de contenus inappropriés et de prédateurs.

La sensibilisation des jeunes aux dangers potentiels des réseaux sociaux est jugée primordiale, en leur apprenant à identifier les situations à risque, à être prudents et à parler à un adulte de confiance en cas de problème. L’influence des réseaux sociaux sur les normes et les comportements, notamment les images parfaites et les standards de beauté irréalistes, est également discutée. L’éducation aux médias et l’accompagnement parental sont présentés comme des outils essentiels pour aider les jeunes à développer un regard critique sur ces contenus.

Le podcast aborde le paradoxe de la censure des contenus d’éducation sexuelle sur les plateformes, qui, bien que visant à protéger les jeunes, peut les priver d’informations utiles. La question des contenus intimes et du « revenge porn » est soulevée, soulignant qu’il s’agit d’un délit grave et qu’il est essentiel de sensibiliser les jeunes à la gravité de cet acte et à l’importance du consentement.

L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) et sa capacité à créer des images et des vidéos hyperréalistes, y compris des deepfakes et du contenu pédocriminel, est présentée comme un défi majeur. La nécessité d’adapter les lois, de sensibiliser le public à la nature trompeuse de ces contenus et de développer l’esprit critique est mise en avant. La perception de la nudité virtuelle créée par l’IA chez les jeunes et la nécessité de leur faire comprendre le préjudice réel sont également discutées.

L’importance de la confiance et du respect dans les relations en ligne, en opposition à la surveillance et au contrôle, est soulignée. La question du cadre légal concernant le partage de « nudes », y compris le retrait de consentement après une rupture, est posée. Les risques liés au partage de contenus intimes, même avec des précautions, sont rappelés.

Le podcast met en balance les risques et les opportunités qu’offrent internet et les réseaux sociaux pour l’éducation à la sexualité, insistant sur la nécessité de ne pas diaboliser la technologie mais d’accompagner les jeunes avec discernement. La difficulté d’atteindre tous les jeunes de la même manière et l’intérêt de l’approche par les pairs sont évoqués.

La responsabilité des plateformes numériques en matière d’éducation à la sexualité, notamment en termes de modération, de transparence et de collaboration, est discutée, en mentionnant le Digital Service Act (DSA) en Europe. La responsabilité partagée des parents, éducateurs, institutions et plateformes est soulignée, ainsi que le rôle de chacun dans la création d’un environnement numérique plus sain et respectueux. L’importance de nos propres comportements en ligne, de l’écoute et du dialogue avec les jeunes est rappelée.

En conclusion, les intervenants insistent sur la complexité et l’évolution constante de ce sujet, qui nécessite une approche multidimensionnelle et une adaptation continue. Ils appellent à une action collective, à l’expérimentation et au dialogue pour tirer le meilleur parti des technologies numériques au service d’une éducation à la sexualité positive et épanouissante pour tous.

Document de synthèse de la conférence:

Le texte du document PDF ci-dessous a été généré automatiquement au moyen Claudeai, à partir d’un résumé du podcast et des slides de la conférence.

Stephane K
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Jeunes et médias - Cybergrooming : témoignage d'une mère dont la fille a été victime d'abus sexuels en ligne
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Ce podcast audio a été généré avec NoteBookLM de Google, sur la base des deux articles ci-dessous.

Ces deux articles (liens au bas du texte) racontent l’expérience d’une mère, Ella Müller, dont la fille Lina a été victime de cybergrooming à l’âge de 13 ans. Voici un résumé de cette histoire marquante :

L’histoire de Lina

En juin 2024, Ella Müller reçoit un appel de la police l’informant que sa fille Lina a été victime d’abus sexuels en ligne l’année précédente. Un homme se faisant appeler « Maximilien » avait contacté Lina sur Snapchat, prétendant avoir 16 ans. En réalité, il s’agissait d’un quinquagénaire qui ciblait intentionnellement des mineurs.

Bien qu’Ella ait souvent parlé du cybergrooming avec sa fille, Lina est tombée dans le piège. « Maximilien » a d’abord gagné sa confiance par des compliments et une oreille attentive avant de lui envoyer des photos explicites et de lui demander d’en faire autant. Il a progressivement augmenté ses exigences, jusqu’à demander à Lina de se masturber devant la caméra, la manipulant par des punitions émotionnelles lorsqu’elle refusait.

Lina n’avait rien dit à sa mère par honte, sachant qu’elle se trouvait exactement dans la situation contre laquelle sa mère l’avait mise en garde. Lorsque la vérité éclate, Lina craint non seulement d’avoir été victime, mais aussi d’être pénalement responsable pour avoir produit et envoyé des images à caractère pédopornographique.

Une évolution juridique salvatrice

La famille découvre avec soulagement que la révision du droit pénal en matière sexuelle, entrée en vigueur le 1er juillet 2024, stipule que les mineurs qui envoient des photos de nus d’eux-mêmes ne sont plus punissables. Cette nouvelle loi s’applique rétroactivement aux cas antérieurs si elle est plus clémente, ce qui protège Lina de poursuites.

La déposition et le processus de guérison

L’article décrit la préparation à la déposition de Lina, le soutien psychologique reçu, et le déroulement de l’interrogatoire policier. La mère critique le manque d’empathie dans la procédure tout en reconnaissant sa nécessaire neutralité. Elle exprime aussi sa culpabilité de n’avoir rien remarqué.

Conseils aux familles et ressources

Les articles se terminent par des conseils pour les parents (sensibilisation sans culpabilisation, dialogue ouvert sur la sexualité) et pour les adolescents (ne pas avoir honte et chercher de l’aide). Plusieurs ressources d’aide aux victimes sont également mentionnées.

Cette histoire met en lumière les mécanismes du cybergrooming, l’impact psychologique sur les victimes et leurs familles, et l’importance d’une législation adaptée pour protéger les mineurs sans les criminaliser.

Sources:

Stephane K
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Le développement de notre capacité de discernement est notre meilleure défense face aux fraudes en ligne
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Ce podcast audio a été généré avec NoteBookLM de Google.

Dans notre monde numérique où la technologie évolue à un rythme effréné, il est frappant de constater que la majorité des cyberattaques ne ciblent pas tant nos systèmes informatiques que notre propre fonctionnement mental. La compréhension approfondie des mécanismes psychosociaux et cognitifs exploités par les cybercriminels constitue donc notre première ligne de défense.

Les techniques d’ingénierie sociale reposent sur une connaissance fine de nos biais cognitifs – ces raccourcis mentaux que notre cerveau utilise pour traiter rapidement l’information. Du phishing aux escroqueries sentimentales, en passant par le cybergrooming et la sextortion, dans la majorité des cas, ces fraudes font appel à ces mécanismes psychologiques et à nos réactions émotionnelles et permettent aux fraudeurs de créer une forme d’état ou de contexte mental où notre capacité d’analyse est altérée par nos émotions. Ce phénomène, combiné à la « cécité attentionnelle » – notre incapacité naturelle à remarquer certains éléments quand notre attention est focalisée ailleurs – limite drastiquement notre aptitude à percevoir les signaux d’alarme, même évidents. Le « biais d’autorité » nous rend vulnérables aux messages prétendument envoyés par des institutions respectées. Le « biais d’urgence » nous pousse à agir précipitamment sans vérification lorsqu’une situation est présentée comme critique en créant une forme de tunnel cognitif. Le « biais de réciprocité » crée un sentiment d’obligation après avoir reçu quelque chose, même de valeur minime.

L’efficacité de ces manipulations est amplifiée par notre environnement numérique, où les indices contextuels sont limités et où l’immédiateté des échanges favorise les réactions impulsives. Les fraudeurs créent délibérément des situations où l’intuitif et l’émotionnel prennent le pas sur l’analytique et le réfléchi.

La conscientisation à ces mécanismes transforme notre vulnérabilité en force. En reconnaissant les signaux émotionnels que les manipulateurs cherchent à déclencher – sentiment d’urgence, crainte de perdre une opportunité, désir d’aider un proche en difficulté – nous pouvons développer des réflexes de vigilance. Cette métacognition, ou capacité à prendre conscience de nos propres processus de pensée, devient alors un bouclier plus puissant que n’importe quelle solution technique.

Dans ce contexte, l’éducation à la cybersécurité doit évoluer au-delà des simples recommandations techniques pour intégrer une véritable formation à la résilience psychologique. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre à identifier un courriel de phishing, mais de comprendre pourquoi certains messages déclenchent des réactions émotionnelles qui court-circuitent notre capacité d’analyse critique.

L’intelligence artificielle générative ajoute une nouvelle dimension à ces menaces en rendant les manipulations toujours plus sophistiquées grâce à des contenus ultra-réalistes (images, deepfakes, clonage vocal, deepnudes). Dès lors, c’est paradoxalement dans notre compréhension de l’humain – et non de la machine – que réside notre meilleure protection face aux cybermenaces du futur.

Accès aux slides de la conéfrence (accès temporaire, sur mot de passe, réservé aux participants)

Document de synthèse de la conférence:

Le texte du document PDF ci-dessous a été généré automatiquement au moyen de Plaud.ai à partir de lenregistrement audio de la conférence sur le meme outil.

Stephane K
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Colloque SSEJ - Jeunes et numérique : au-delà des préjugés
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Document de Briefing : Littératie Numérique et Impact des Médias sur les Jeunes

Introduction

Ce document de briefing synthétise les principales thématiques abordées dans les sources fournies, l’objectif est de fournir une vue d’ensemble claire et concise des enjeux liés à l’utilisation des médias numériques par les jeunes, en Suisse et ailleurs. Nous aborderons l’usage des outils numériques, l’impact sur le bien-être, la responsabilité des acteurs, et les pistes pour une éducation numérique pertinente.

1. Usages des outils numériques et loisirs des jeunes

  • Diversité des activités : Les jeunes ont des activités de loisirs variées, allant du sport à la culture, en passant par le numérique. Les loisirs numériques se font souvent en solitaire, tandis que d’autres activités comme les discussions entre amis, le sport, les sorties et la cuisine, favorisent l’interaction sociale.

« En bref, les jeunes privilégient les activités qui favorisent l’interaction sociale, l’activité physique et le partage d’expériences avec leurs amis. »

  • L’importance du smartphone : Le taux de possession de smartphones est de 99% chez les jeunes en Suisse. L’utilisation moyenne est de 3 heures par jour en semaine et 4 heures le weekend.
  • Réseaux sociaux favoris : Instagram et TikTok sont les réseaux sociaux les plus utilisés par les jeunes, avec une utilisation quotidienne fréquente. YouTube est également populaire pour le divertissement.

« Plus de la moitié des jeunes se retrouvent même plusieurs fois par jour sur Instagram et TikTok. »

  • Écriture numérique: L’écriture des ados se diversifie entre messages, publications en ligne, textes créatifs, paroles de chanson, et l’écriture manuscrite qui est toujours estimée, plus lente et utilisée pour les grandes occasions. « Les jeunes enquêtés ne se revendiquent pas comme des adeptes radicaux d’une modernité technologique, mais usent alternativement des différents formats à leur disposition, en distinguant assez clairement leurs intérêts respectifs. »
  • Réseaux sociaux et prescription littéraire: TikTok et Instagram, avec #BookTok et #Bookstagram, ont réinventé la prescription littéraire, propulsant certains livres en tête des ventes.

2. Impacts sur le bien-être et la santé mentale

  • Pas d’épidémie avérée de maladies mentales : Les études récentes montrent que l’utilisation des médias sociaux n’est pas une cause directe de dépression chez les adolescents. Il semblerait plutôt que les jeunes ayant déjà des problèmes de santé mentale aient tendance à utiliser davantage ces plateformes.

« Lorsque des associations au fil du temps sont trouvées, elles suggèrent non pas que l’utilisation des médias sociaux prédit ou provoque la dépression, mais que les jeunes qui ont déjà des problèmes de santé mentale utilisent ces plateformes plus souvent ou de manière différente que leurs pairs en bonne santé. »

  • Variations culturelles : Les études doivent tenir compte du contexte culturel, car les usages des outils numériques varient selon les pays.
  • Usage problématique : Il est important de parler d’usage excessif ou inapproprié plutôt que d’addiction. Les facteurs à considérer sont la fatigue à l’école, la capacité à suivre les cours, à faire les devoirs, à se reposer et à avoir une vie sociale. L’important n’est pas le nombre d’heures, mais ce qu’on y fait et comment cela impacte la vie de la personne.
  • Jeux vidéo : Les jeux vidéo peuvent favoriser le développement des fonctions cognitives et les interactions sociales via des communautés en ligne.
  • Accompagnement psychologique via l’IA: L’IA est de plus en plus utilisée pour offrir un soutien psychologique constant, mais l’humain reste essentiel pour certains, en raison du manque d’humanité des réponses de l’IA.

3. Responsabilité et éducation

  • Responsabilité des parents et des enseignants : Il est crucial de ne pas interdire, mais d’accompagner et de réguler l’utilisation des écrans. Il faut distinguer l’objet de l’usage qui en est fait et sensibiliser les jeunes à un usage responsable. « Quand on parle « d’écrans » il faudrait distinguer l’objet de l’usage qui en est fait. »
  • Littératie numérique : L’éducation à la littératie numérique est essentielle pour développer l’esprit critique, le discernement face aux contenus et devenir un citoyen numérique responsable.

« Il est important de porter un regard aussi neutre que possible sur la technologie et les usages qui en résultent. »

  • Exemplarité des adultes : Les adultes doivent montrer l’exemple, notamment en équilibrant leur propre usage des écrans et en respectant les règles qu’ils imposent aux enfants.
  • Critique face à la désinformation : Il est primordial d’aider les jeunes à décoder l’info scientifique, en évaluant la source, la méthodologie, les biais potentiels et les limites d’une étude.
  • Accompagnement et cadre : Il est recommandé de définir les besoins à satisfaire lors de l’acquisition d’un smartphone, d’impliquer et de responsabiliser l’enfant dans cette décision, et de négocier un droit de regard de manière consensuelle.
  • Citoyenneté numérique: Il faut enseigner les valeurs de respect, égalité et empathie dans l’espace numérique, tout comme il est fait dans le monde physique.

4. Aspects légaux et protection de la vie privée

  • Droit à l’image : Les parents doivent être conscients des risques et conséquences de créer une identité numérique pour leurs enfants et doivent les laisser libres de décider de ce qu’ils en feront plus tard.
  • Responsabilité sur les réseaux sociaux : « Liker » ou partager des propos répréhensibles peut engager la responsabilité juridique de l’individu. Les injures numériques restent et incitent plus facilement à porter plainte. « Une capture d’écran suffit à ancrer la réalité d’une injure dans l’espace numérique. »
  • Liberté d’expression et limites: Il n’existe aucun droit humain qui permette d’attenter à la dignité humaine. La liberté d’expression n’autorise pas l’incitation à la haine, la diffamation, la calomnie, etc.
  • Sexting et consentement : Le « oui » obtenu par chantage affectif n’est pas un consentement. Le consentement sexuel est un processus continu. Envoyer des contenus intimes sans avoir été sollicité est de nature pénale.
  • Violences numériques : Il est important de faire comprendre aux jeunes que le fait de fouiller le mobile de son conjoint est une forme de violence. La confiance, c’est quand la personne n’a pas besoin de surveiller les interactions sociales de l’autre.
  • Pornodivulgation et responsabilité : Il est injuste de blâmer les victimes de pornodivulgation. La responsabilité incombe entièrement à la personne à l’origine de la diffusion non consentie de contenus intimes.
  • Risques liés à l’IA : Les deepfakes et la manipulation d’images sont une nouvelle forme de violence. Déshabiller virtuellement une personne sans son accord est une violation de son intimité et de sa dignité. La banalisation de l’IA banalise la violence.

5. Régulation des plateformes

  • Digital Services Act (DSA) : Le DSA, entré en vigueur dans l’UE, impose des obligations aux très grandes plateformes en ligne en matière de modération des contenus, transparence et protection des mineurs.
  • Modération et cadre légal : Il existe une distinction essentielle entre les conditions d’utilisation des plateformes et le cadre légal, qui impose des obligations plus strictes. Les lenteurs des procédures judiciaires peuvent limiter l’application du droit, même lorsque la loi donne raison aux victimes.
  • Appels Centre Europe: Une nouvelle instance de recours extrajudiciaire a été créée pour traiter les contestations relatives aux décisions des grandes plateformes en matière de harcèlement, d’incitation à la haine ou de suppression de comptes.

6. Points de vigilance

  • Désirabilité sociale et filtres : Il est important de reconnaître les effets négatifs potentiels de la désirabilité sociale et des injonctions liées à l’apparence, et de valoriser l’authenticité.
  • Sexting et sécurité : Lors du sexting, il faut éviter de communiquer des informations personnelles et être conscient des risques liés à la perte de contrôle des contenus.
  • Masculinisme toxique : Il est important de lutter contre l’inertie d’un double standard en matière de sexualité et de ne pas laisser les agresseurs dicter les choix vestimentaires des femmes.

Conclusion

L’utilisation des médias numériques par les jeunes est un sujet complexe et multifactoriel. Il est essentiel d’adopter une approche nuancée, en évitant les discours alarmistes non fondés. L’éducation à la littératie numérique, la responsabilité des adultes, et la régulation des plateformes sont des leviers importants pour permettre aux jeunes de bénéficier des opportunités offertes par le numérique, tout en les protégeant des risques potentiels. Il faut avant tout se concentrer sur les usages, plutôt que sur les outils.

Ce document de briefing a pour but de servir de base pour initier des discussions approfondies sur les défis et les opportunités posés par l’ère numérique.

Stephane K
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Accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans: Accompagner plutôt qu'interdire
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Ce podcast audio a été généré avec NoteBookLM de Google.

Voir aussi :


Source M Le Média

BRIEFING DOCUMENT du podcast audio: 

Introduction

Ce document synthétise les informations clés provenant des différentes sources fournies, concernant la problématique de l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs, et les approches envisagées en Suisse pour y faire face. Il aborde les arguments pour et contre les restrictions d’accès, l’importance de l’éducation numérique, et les pistes de solutions technologiques et pédagogiques.

1. Contextualisation et constats

  • Préoccupation croissante: Les élus suisses romands, allant de la gauche radicale à l’UDC, expriment une inquiétude commune face aux « effets potentiellement néfastes » des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes (RTS.ch).
  • Impact psychologique: Les réseaux sociaux sont accusés de favoriser la « déstructuration psychologique », la perte d’estime de soi, et d’attiser les conflits (RTS.ch). Ils sont perçus comme une échappatoire qui pousse à la « dissociation du monde réel » (RTS.ch).
  • Absence de régulation: L’expression « les vannes sont complètement ouvertes » (RTS.ch) souligne le manque de règles claires concernant l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.

2. Propositions et débats

  • Motion intercantonale: Sept députés romands ont déposé une motion dans les parlements cantonaux pour demander des lois visant à « protéger les mineurs en âge de scolarité obligatoire des effets néfastes » des réseaux sociaux (RTS.ch, « Suisse quid de la limite d’âge »). La tranche d’âge 13-16 ans est particulièrement ciblée (RTS.ch).
  • Limites d’âge: L’idée d’introduire des limites d’âge pour accéder à certains contenus est évoquée (RTS.ch), bien que la motion initiale ne précise pas d’âge précis (RTS.ch).
  • Approche restrictive vs éducative: Un débat oppose les partisans de restrictions (voire d’interdiction) aux défenseurs d’une approche basée sur l’éducation et l’accompagnement (RTS.ch, « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Niels Weber, psychologue: Remet en question l’efficacité des interdictions, arguant qu’elles seraient facilement contournées, et que les jeunes, confrontés à des problèmes, hésiteraient alors à en parler aux adultes. Il prône une meilleure information et sensibilisation des adultes, car le problème « concerne l’ensemble de la société » (Niels Weber). « Interdire les réseaux sociaux reviendrait à ne pas comprendre la situation actuelle des jeunes » (Niels Weber).
  • Régulation des plateformes: Il est souligné que le modèle économique des réseaux sociaux, basé sur la captation de l’attention, doit être régulé (Niels Weber).

3. Arguments contre les restrictions et interdictions

  • Contournement: Les interdictions sont jugées difficiles à mettre en œuvre, car les jeunes parviennent à les contourner (Niels Weber). « La transgression fait partie des mouvements normaux de l’adolescence » (Niels Weber).
  • Tabou: Les interdictions risquent de créer un « tabou » autour des réseaux sociaux, poussant les jeunes à les utiliser en cachette (Niels Weber).
  • Stigmatisation: En ciblant uniquement les jeunes, on risque de « les stigmatiser » et de ne pas reconnaître que les problèmes se retrouvent aussi chez les adultes (Niels Weber).
  • Absence de lien de causalité: Les études montrent un lien de corrélation entre troubles mentaux et usage des réseaux sociaux, mais pas de causalité (Niels Weber). Les réseaux ne sont qu’un facteur parmi d’autres (Niels Weber).
  • Expériences positives: De nombreuses études montrent les bénéfices des réseaux sociaux dans le bien-être mental et social des adolescents, soulignant l’importance d’une approche équilibrée ( « Suisse quid de la limite d’âge »).

4. Importance de l’éducation au numérique

  • Éducation à la responsabilité: L’objectif n’est pas d’interdire, mais d’apprendre aux jeunes à utiliser les réseaux sociaux de manière « responsable » (RTS.ch, Claire Balleys, « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Intégration scolaire: L’éducation numérique devrait être intégrée dans les programmes scolaires pour garantir un accès égal à la formation ( RTS.ch, Claire Balleys, « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Accompagnement parental: Les parents sont appelés à accompagner leurs enfants, en discutant des règles, de la sécurité, et des risques (FR_Checklist_Smartphone.pdf). « L’entrée des écrans dans la vie d’un enfant ne se fait jamais pour répondre à ses besoins, mais à ceux de ses parents » (Niels Weber)
  • Checklists et guides: Des outils comme les check-lists proposées par Pro Juventute et Jeunes et médias visent à aider les parents dans leur rôle d’éducateur numérique (FR_Checklist_Smartphone.pdf, « Premier smartphone : pas qu’une question d’âge »). Il est important de « cocher toutes les cases » avant de laisser un enfant utiliser un smartphone ( « Premier smartphone : pas qu’une question d’âge »).

5. Solutions technologiques et juridiques envisagées

  • Double vérification d’identité: Un système de vérification d’identité (pièce d’identité et reconnaissance faciale) est évoqué pour contrer le contournement des restrictions d’âge ( « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Préoccupations sur les données: La collecte de données personnelles pose question, d’autant plus que les plateformes en possèdent déjà beaucoup ( « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • L’e-ID pourrait être une solution pérenne pour la vérification de l’âge et l’anonymat ( « Suisse quid de la limite d’âge » S. Koch).
  • Régulation des contenus: Une approche différenciée, permettant l’accès à certaines plateformes tout en en restreignant d’autres, pourrait être envisagée (RTS.ch, Claire Balleys, « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Sanctions: Il est rappelé que les actes commis en ligne ont des conséquences réelles, et que des sanctions sont possibles ( « Suisse quid de la limite d’âge » S. Koch). « Le fait de « liker » ou partager des propos répréhensibles du point de vue légal peut amener devant la justice » ( « Suisse quid de la limite d’âge » Police VD).

6. Points clés à retenir

  • Pas de solution unique: Il n’y a pas de réponse simple à la question de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.
  • Équilibre: Il est nécessaire de trouver un équilibre entre la protection et l’autonomie des jeunes ( « La Protection des Mineurs sur les Réseaux Sociaux »).
  • Accompagnement: L’accompagnement parental et éducatif est primordial (Claire Balleys).
  • Débats nécessaires: Un débat de fond sur la place du numérique dans notre société est indispensable. « Il faut les laisser s’exprimer, discuter avec eux » (Niels Weber et Claire Balleys).
  • Ne pas tomber dans la panique morale: Il est important de ne pas céder à la panique morale et de se souvenir que chaque nouvelle technologie a suscité les mêmes inquiétudes (Niels Weber).

Conclusion

La problématique de la protection des mineurs sur les réseaux sociaux est complexe. Elle nécessite une approche multidimensionnelle, combinant mesures de restriction, éducation, et accompagnement, tout en évitant les interdictions systématiques qui risqueraient d’être contre-productives. Le débat doit se poursuivre, en tenant compte des différents points de vue et des réalités de la jeunesse actuelle. L’e-ID est une piste intéressante pour combiner anonymat et responsabilité. Il faut agir sur le modèle économique des plateformes qui captent l’attention.

Sources utilisées pour l’élaboration du podcast:

Stephane K
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Non, sécurité et régulation ne sont pas un frein à l'innovation
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Ce podcast a été généré avec NoteBookLM de Google, principalement à partir des sources figurant ci-dessous.

Dans une société qui se dématérialise et s’interconnecte un peu plus chaque jour, la présence de systèmes autonomes et robotisés se fait de plus en forte, avec à la clé une augmentation drastique, tant du volume que de la rapidité des échanges d’informations, le tout faisant appel croissant à un traitement de cette masse d’informations par l’intelligence artificielle pour qu’ils nous servent d’aide à la décision, avec à la clé un gain de temps et de productivité. Mais, ce processus a accru de manière exponentielle notre dépendance aux bons fonctionnements de ces systèmes, et chaque coupure peut avoir des conséquences dramatiques, que ça soit au niveau économique ou humain. Malgré tout, la sécurité des logiciels et des infrastructures impliquées dans le transport, le traitement et le stockage de toutes ces données est le grand perdant de cette évolution technologique. Alors que l’on a pu observer cette année comment une simple mise à jour du logiciel de sécurité CrowdStrike a paralysé les systèmes informatiques d’une patrie de la planète. Dans le domaine médical, une étude publiée en 2024, part Forescout Vedere Labs, a identifié 162 vulnérabilités affectant les appareils de l’Internet des objets médicaux (IoMT). Qu’en est-il de la responsabilité juridique des entreprises qui développent le code informatique de ces logiciels ? Dans les faits, elle est quasiment inexistante. Trop souvent, la sécurité des programmes informatiques est perçue comme un frein à l’innovation, ce que semble croire EconomieSuisse. Or, être innovant, c’est justement pouvoir offrir des solutions sans danger pour les personnes ni pour le bon fonctionnement des entreprises et des institutions dans le contexte de leur numérisation.

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Stephane K
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Russie-Ukraine : La ligne de front cybernétique ou la guerre sans restriction à l'ère numérique
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Ce podcast a été généré avec NoteBookLM de Google, à partir de l’article de base et du résumé d’une conférence.

Dans le contexte de la dématérialisation croissante de notre société, le concept de guerre a évolué au-delà du champ de bataille traditionnel. Le numérique a permis aux belligérants et à leur soutien d’amener l’ex-territorialisation des conflits et leur omnidirectionnalité à niveau encore jamais atteint. Il n’y a plus de distinction entre ce qui est ou n’est pas un champ de bataille. Tout comme il est difficile de définir si un pays qui fait l’objet d’attaques cybernétiques liées à un conflit en cours en devient implicitement un belligérant. L’espace numérique technologique, qui sert de lien entre les espaces naturels et sociaux de notre monde physique et son pendant numérique, est devenu un champ de bataille majeur. Les lieux d’échanges sociaux, la politique, l’économie, la culture et la psychologie sont également autant les armes que la cible d’une guerre cognitive, qui a pour objectif la conquête de notre cerveau.

En complément, voir aussi la chronique d’Isabelle Chappuis dans le Blick: « Vous n’aurez pas notre liberté de penser« 

→ Accéder à l’intégralité de l’article de base, qui a été publié en février 2024, dans le N°867, de la Revue Défense Nationale: